Le Père Jean-Léon Le Prevost

Notre grand homme

Jean-Léon Le Prevost naît en Normandie le 10 août 1803. Sa mère meurt en avril 1804, laissant deux orphelins, Jean-Léon et sa soeur Marie-Françoise. Son père se remarie avec une femme pieuse, Rosalie Duchatard, qui élève ses beaux-enfants avec amour. Mais bientôt l’entreprise paternelle fait faillite et le jeune Jean-Léon part gagner sa vie comme professeur en Alsace, puis à Lisieux, où il sent un premier appel au sacerdoce. Monté à Paris en 1825, Le Prevost fréquente les théâtres et les cercles littéraires, en particulier les romantiques. Une rencontre avec un jeune poète catholique, Victor Pavie, va orienter sa vie, car, comme lui passionné de littérature, il va le remettre sur le chemin de la foi. J.L. Le Prevost assiste aux sermons de Lacordaire, fréquente Montalembert, et croise Frédéric Ozanam.

Le 19 juin 1834, il épouse Aure de Lafond, de dix-sept ans son aînée: à ses amis, il explique qu’elle l’a soigné pendant l’une de ses dernières maladies. Lesquels amis le prient, néanmoins, de participer, sous la houlette d’Ozanam, à leurs premières réunions de charité, où, sur l’invitation de Soeur Rosalie, il visite les taudis parisiens. Commence alors sa vie de dévouement aux pauvres et aux apprentis.

La Société de St-Vincent de Paul est fondée en 1833. Il s’y donne pleinement pendant dix ans, lorsqu’il se lie d’amitié avec un jeune artiste parisien, Maurice Maignen, lui aussi préoccupé de la question sociale et de la réponse de l’Église. À la même époque, un jeune angevin, Clément Myionnet, Confrère de St-Vincent de Paul, songe à la vie religieuse. Il va à Paris rencontrer Mr Le Prevost en 1844.

Un an plus tard, le 3 mars 1845, rue de Sèvres, Le Prevost, Maignen et Myionnet sont à genoux devant le reliquaire de saint Vincent de Paul, leur patron, pour fonder une nouvelle congrégation. L’évêque d’Angers, Mgr Angebault, célèbre la messe. Mais il faudra attendre 1846 pour voir les trois premiers Frères de St-Vincent de Paul réunis en communauté, au Patronage de la rue du Regard. Un abbé, Mathieu-Henri Planchat, s’agrège en 1850 au petit groupe : les prêtres pourront désormais entrer dans l’Institut. L’année suivante, on ouvre un orphelinat avec une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-La-Salette, que Le Prevost fait construire en 1858, La Salette du Haut-Vaugirard : c’est là qu’il est ordonné prêtre le 22 décembre 1860.
Il ira faire un pèlerinage à Notre-Dame de La Salette près de Grenoble quelques années plus tard.

Si la guerre de 1870 cause bien des souffrances, la jeune Communauté subira surtout les persécutions de la Commune de Paris en 1871 : pris en otage, l’abbé Planchat sera fusillé sous la Commune. Le Père Le Prevost, quant à lui, meurt le 30 octobre 1874, entouré de ses Frères. Mais les pauvres et les ouvriers viendront eux aussi, et en foule, assister aux funérailles de cet apôtre de la charité.


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Des infiltrations ont gravement endommagé le bâtiment.

Des infiltrations ont gravement endommagé le bâtiment. D’importants travaux d’étanchéité sur les murs, le sol et la toiture sont aujourd’hui indispensables pour assurer la pérennité de l’édifice et son ouverture aux fidèles.


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